Bourseko Logo

Faut-il fuir les actions françaises avant l'élection présidentielle ?

Faut-il fuir les actions françaises avant l'élection présidentielle ?

Faut-il fuir les actions françaises avant l'élection présidentielle ?

#224 Ce que l'élection 2027 peut changer pour votre portefeuille

Hello,

Avant de commencer, nous espérons que tout va bien de ton côté. Nous sommes heureux de te retrouver pour cette édition #224 de la newsletter Bourseko ! Nous sommes 27 422 abonnés. Bienvenue aux nouveaux et merci à tous pour votre confiance !

Si on t’a transféré cette édition et que tu souhaites recevoir nos prochaines newsletters, c’est ici 😊

📣 Communication

Si tu veux aller plus loin, tu peux t’abonner au Club Bourseko. Pour rappel, voici ce qu’on propose au sein du Club :

  • Un espace d’échange entre +1100 investisseurs pour s’entraider, progresser et partager ses investissements

  • Des analyses fondamentales sur des actions de qualité 2x par mois

  • Le suivi trimestriel des résultats de plus de 70 actions que nous surveillons

  • Un accès inclus à Baggr pour analyser les chiffres de plus de 50 000 entreprises

  • Des sessions de Questions/Réponses avec Xavier 1 fois par mois

  • Une formation structurée avec plus de 10h de vidéo pour maîtriser les bases de l’analyse fondamentale

  • Notre watchlist d’actions mensuelle, directement dans ta boîte mail chaque 1er du mois.

  • Des événements physiques réservés aux membres

  • Et bien d’autres choses…

Faut-il fuir les actions françaises avant l'élection présidentielle ?

Cette année, la rentrée politique a une saveur particulière. À moins de 7 mois du premier tour de l’élection présidentielle, la campagne s’installe progressivement. Les candidatures se dessinent et les premières propositions circulent, mais difficile de désigner un favori tant le paysage politique reste fragmenté et l’issue du scrutin incertaine.

Principaux candidats déclarés à l’élection présidentielle 2027 avec le président du Medef

En outre, cette campagne s’ouvre dans un contexte déjà instable depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. Les marchés n’ont d’ailleurs pas attendu pour réagir.

Alors, en tant qu’investisseurs, faut-il se méfier des actions françaises à l’approche de l’élection ?

C’est la question à laquelle nous allons essayer de répondre dans cette newsletter. Mais avant de parler des valeurs, commençons par les facteurs qui pourraient peser sur les marchés dans les prochains mois.

Préambule

Avant de rentrer dans le détail, il faut partir des taux, car ils influencent l’ensemble du marché. En effet, le taux auquel l’État emprunte sert de référence au financement des ménages et des entreprises. Il entre aussi dans les calculs de valorisation des investisseurs. Une hausse durable du rendement de l’OAT peut donc peser à la fois sur l’activité économique et sur les multiples des actions françaises.

Or, le spread OAT-Bund a dépassé les 100 points de base, soit un point de pourcentage, une première depuis 2012. L’OAT française à dix ans se situe autour de 4,50 %, contre 3,50 % pour son équivalent allemand.

Plus révélateur encore, la France emprunte désormais plus cher que l’Italie à 10 ans. Cette évolution suggère que le marché s’inquiète spécifiquement de la situation française, au-delà des tensions qui touchent l’ensemble de l’Europe.

Trois facteurs expliquent cette défiance.

  1. Le premier est budgétaire. Le gouvernement vise un déficit de 5% du PIB en 2027, contre 5,4 % attendus cette année. Cela suppose un effort d’environ 54 milliards d’euros, qu’il faudra faire adopter par une Assemblée sans majorité.

  2. Le deuxième est économique. La prévision de croissance pour 2026 a été ramenée à 0,5%, contre 0,7% en juillet. Une croissance plus faible signifie moins de recettes fiscales et rend le redressement des comptes encore plus difficile.

  3. Le troisième tient au calendrier politique, avec l’examen du budget 2027 cet automne, puis l’élection présidentielle. Le marché n’attendra donc pas le scrutin pour se faire une opinion. Il jugera dès les prochaines semaines la capacité du Parlement à adopter un budget crédible.

Pour nous, investisseurs, la question est de comprendre comment ces tensions se transmettent aux entreprises cotées. Or, toutes ne sont pas exposées de la même manière.

Le premier réflexe consiste à regarder la part du chiffre d’affaires réalisée en France. C’est utile, mais insuffisant. Selon les méthodes retenues, elle représente entre 18 et 24% des revenus du CAC 40. Ce chiffre pourrait laisser penser que l’indice est largement protégé. Cependant, les entreprises peuvent être touchées autrement que par leurs ventes françaises.

Ainsi, nous distinguons quatre canaux par lesquels la situation française affecte les entreprises cotées :

  • Le risque souverain et les taux affectent la valeur des actifs et le coût du financement. Les banques, les assureurs, les foncières et les entreprises très endettées sont particulièrement concernés. La réaction boursière peut être immédiate, mais les effets sur les résultats se diffusent progressivement.

  • La commande publique agit sur les carnets de commandes et les volumes d’activité. Elle concerne notamment la construction, la défense, les services aux collectivités et certaines ESN. Les conséquences apparaissent souvent avec plusieurs mois de décalage, le temps que les arbitrages budgétaires se traduisent par des reports ou des annulations de projets.

  • La réglementation et les tarifs touchent directement les marges. L’énergie, les télécoms, les autoroutes, la santé ou la distribution peuvent subir de nouvelles contraintes sur leurs prix, leurs investissements ou leurs conditions d’exploitation. Ces décisions sont parfois moins spectaculaires qu’une hausse des taux, mais leurs effets peuvent être durables.

  • La fiscalité peut toucher à la fois l’entreprise et ses actionnaires. Une hausse de l’impôt sur les sociétés réduit le bénéfice net, même lorsque l’activité progresse. Une hausse de la fiscalité des dividendes ou des plus-values réduit, elle, le rendement net pour l’investisseur et peut peser sur l’attractivité du titre.

C’est surtout le cumul de ces expositions qui nous préoccupe. Une entreprise peut réaliser une part limitée de ses ventes en France tout en subissant des coûts de financement plus élevés, une hausse d’impôt et de nouvelles contraintes réglementaires.

Cette accumulation explique pourquoi nous préférons, à ce stade, rester globalement à l’écart des actions françaises. Mais, regardons maintenant de plus près les secteurs les plus exposés à l’instabilité politique des prochains mois.

Le secteur de la banque et de l’assurance

Quand les taux montent, le secteur bancaire réagit rapidement, parfois plus fortement que ne le justifient ses fondamentaux, car le marché s’inquiète de la valeur des obligations d’État présentes dans les bilans. Pour comprendre pourquoi, il faut rappeler un principe simple : lorsque les taux montent, le prix des obligations à taux fixe baisse.

Imaginez que votre voisin ait acheté une obligation à 100 euros, qui rapporte 1% par an. Si de nouvelles obligations comparables offrent désormais 2% au même prix, vous n’avez aucun intérêt à lui racheter la sienne pour 100 euros.

C’est pourquoi, pour que votre voisin trouve un acheteur, il doit baisser son prix. Cette baisse permet de rendre le rendement de son obligation compétitif par rapport aux nouvelles émissions.

Justement, les banques, les assureurs et les autres investisseurs institutionnels détiennent d’importants portefeuilles d’obligations d’État. La hausse des taux de ces dernières années a donc réduit la valeur de marché de nombreux titres achetés auparavant.

Néanmoins, l’essentiel de ces titres est détenu jusqu’à l’échéance ou adossé à des contrats d’assurance, et donc, leurs moins-values latentes ne se répercutent pas nécessairement sur le résultat.

Le principal risque se transmet plus progressivement. Une hausse durable du coût de financement de l’État peut renchérir celui des banques. Si ces tensions s’accompagnent d’un ralentissement économique, le coût du risque peut ensuite augmenter, avec plusieurs trimestres de décalage.

La situation reste toutefois très différente de celle de 2011. Les banques françaises disposent de ratios de solvabilité et de liquidité bien plus solides. De son côté, la Banque Centrale Européenne (BCE) possède désormais un outil spécifiquement destiné à contenir les spreads de taux souverains jugés injustifiés, sous certaines conditions.

Pour illustrer la solidité des banques françaises, BNP Paribas est probablement le meilleur exemple. Son exposition de 40 milliards d’euros à la dette française, en grande partie portée par Cardif et les réserves de liquidité, reste modeste au regard de son bilan. Sa diversification géographique lui donne également davantage de moyens pour absorber un choc domestique. Selon nous, c’est la banque française la mieux armée pour traverser cette période politique agitée.

De son côté, Société Générale reste un dossier plus sensible. Avec une exposition comparable à la dette française et une diversification internationale moins protectrice, son titre réagit davantage aux épisodes de tension.

Le groupe a néanmoins beaucoup changé depuis près de trois ans. Le plan de redressement engagé en 2023 a été salué par le marché, tandis que la discipline sur les coûts et le capital a restauré sa crédibilité. BoursoBank s’est également imposée comme l’un des acteurs les plus dynamiques de la banque de détail en Europe, avec plus de 9 millions de clients et un objectif de plus de 14 millions en 2029.

Côté assurance, la remontée des taux est une bonne nouvelle à moyen terme. Les nouvelles primes peuvent être investies à des rendements bien supérieurs à ceux de la décennie précédente, ce qui permet de revaloriser progressivement les fonds en euros et d’améliorer les résultats financiers des assureurs.

👉 Pour aller plus loin sur le modèle économique des assureurs, nous vous invitons à lire l’article que nous avons consacré au sujet sur le Club Bourseko.

En revanche, les portefeuilles constitués pendant les années de taux bas rapportent encore moins que les nouveaux placements. Si l’écart se creuse trop vite, les épargnants peuvent être tentés de retirer leur argent, obligeant les assureurs à vendre des titres avant l’échéance. C’est donc surtout le rythme de revalorisation des contrats et l’évolution des rachats qu’il faut surveiller chez AXA et les grands bancassureurs.

Chez Bourseko, notre position sur les banques n’a jamais dépendu d’une élection. Nous restons à l’écart du secteur, même si la solidité des établissements français a rarement été aussi bonne. Ce métier reste très dépendant des taux et du cycle économique, ce qui laisse une place importante à des facteurs extérieurs à la qualité de la gestion. Il correspond donc moins aux modèles à forts MOAT que nous privilégions.

Cela ne fait pas des banques de mauvais placements, bien au contraire. Des dividendes généreux, des rachats d’actions réguliers et des bilans solides peuvent en faire des dossiers adaptés aux investisseurs à la recherche de rendement.

Concessions

Sans surprise, les concessions autoroutières devraient revenir sur le devant de la scène lors de l’élection de 2027. Les contrats historiques arrivent à échéance entre 2032 et 2036, et le prochain mandat sera déterminant pour leur avenir. Remise en concurrence, retour en gestion publique ou nouvelles concessions à des conditions moins favorables, plusieurs scénarios restent ouverts.

Selon le vainqueur et la majorité à l’Assemblée, les changements pourraient être importants. Ils concerneront principalement Vinci et Eiffage.

Tout d’abord, quel que soit le vainqueur de l’élection, une nationalisation nous semble très improbable, tant son coût serait élevé dans un contexte de finances publiques dégradées. Le risque le plus probable serait une pression accrue sur la rentabilité des dernières années de contrat.

La taxe sur les infrastructures de transport longue distance en donne déjà un aperçu. Elle a coûté 284 millions d’euros à Vinci Autoroutes dès sa première année et 127 millions à Eiffage en 2025. Un État en quête de recettes pourrait être tenté d’aller plus loin, avec de nouveaux prélèvements, un encadrement plus strict des hausses de péages ou des exigences accrues sur l’état du réseau à la fin des contrats.

Vinci est toutefois bien plus internationalisé qu’on ne l’imagine souvent. Près de 60% de son chiffre d’affaires et 56% de son résultat net sont désormais réalisés hors de France, grâce notamment aux aéroports, aux services à l’énergie et à Cobra IS.

Les autoroutes françaises ne représentent plus qu’environ 35 % du résultat opérationnel, contre 56% en 2010. Les conditions de fin des concessions d’ASF et d’Escota restent néanmoins un enjeu politique majeur, et l’incertitude électorale peut peser sur la valorisation bien avant d’affecter les comptes.

Pour Eiffage, les concessions représentent près des deux tiers du résultat opérationnel. Les activités de travaux se sont pourtant fortement internationalisées, avec 42% du chiffre d’affaires réalisé hors de France, dont une part croissante en Allemagne. Mais leurs marges restent bien plus faibles et ne suffisent pas à réduire le poids des autoroutes dans les bénéfices. Selon nous, c’est cette dépendance qui explique la décote du titre.

Construction : difficile de faire pire

Passons maintenant au logement qui cumule les trois risques évoqués, les taux, la fiscalité et la commande publique. C’est ce qui en fait, selon nous, l’un des secteurs les plus fragiles de la cote française.

Pour mesurer l’ampleur de la crise, il suffit de regarder Nexity, numéro un de la promotion immobilière. Son chiffre d’affaires recule depuis 2021, malgré l’élargissement du prêt à taux zéro. Sa marge opérationnelle, longtemps située autour de 7 à 8%, a fondu, en particulier sous l’effet des remises nécessaires pour écouler les stocks.

Les chiffres du marché confirment ces difficultés. Sur les 12 mois à fin mai 2026, un peu moins de 385 000 logements ont été autorisés à la construction, soit près de 6% de moins que la moyenne des cinq années précédentes. Les mises en chantier atteignent à peine 295 000 logements, soit 13% sous cette même moyenne.

Le secteur commençait pourtant à se redresser. Les autorisations ont progressé d’environ 8% sur les cinq premiers mois de l’année, soutenues par l’amélioration des conditions de crédit. C’est précisément cette reprise encore fragile que la tension sur les taux menace aujourd’hui.

En effet, le rendement des emprunts d’État français à 10 ans sert de repère pour les taux longs et influence les conditions de refinancement des banques. Une hausse durable tend donc à se répercuter sur les taux des crédits immobiliers, avec un certain décalage.

La capacité d’emprunt des ménages diminue alors, les réservations ralentissent et les marges des promoteurs se retrouvent sous pression, sans qu’une nouvelle mesure politique soit nécessaire.

Avec des taux immobiliers revenus autour de 3% sur 20 ans, chaque hausse supplémentaire peut exclure une partie des acheteurs. La remontée des taux directeurs de la BCE accentue cette pression, elle-même renforcée par l’écartement du spread français.

Défense : consensus politique, contrainte budgétaire

La défense est un secteur où le risque électoral est plus nuancé. Les principales forces politiques s’accordent sur la nécessité du réarmement, mais ce consensus ne garantit pas les financements.

Les crises parlementaires successives ont déjà fragilisé la trajectoire annoncée. L’objectif de 64 milliards d’euros en 2027, contre 56,9 milliards dans la loi de programmation militaire initiale, reste à concrétiser. Avec une dette publique proche de 120% du PIB, les ambitions militaires se heurtent aux contraintes budgétaires.

En ce qui concerne Dassault Aviation, le risque porte surtout sur le calendrier selon nous. Le réarmement français soutient la demande à long terme, mais le rythme d’engagement des crédits et les éventuels décalages de paiement peuvent déplacer la génération de trésorerie d’un exercice à l’autre. Il faut aussi qu’une Assemblée fragmentée parvienne à voter les hausses promises.

Le dossier comporte toutefois une autre dimension politique, souvent sous-estimée. Si l’État français reste un client important, c’est l’export qui fait aujourd’hui le succès du Rafale. Or, un avion de combat ne se vend pas comme un produit industriel ordinaire.

Chaque grand contrat s’appuie sur la diplomatie française, les visites présidentielles et des partenariats stratégiques de long terme. Les 80 appareils commandés par les Émirats arabes unis, les commandes de l’Inde, de l’Indonésie ou de la Grèce, ainsi que les discussions régulièrement évoquées avec l’Arabie saoudite, illustrent cette dimension.

Pour ces pays, acheter un Rafale revient aussi à choisir la France comme partenaire de sécurité pour plusieurs décennies. Cela suppose une politique étrangère lisible et stable.

Le risque électoral dépasse donc la seule commande nationale. Un changement de ligne diplomatique, un durcissement des conditions d’exportation d’armement ou une moindre implication du sommet de l’État pourraient ralentir la prochaine vague de contrats.

Fiscalité des entreprises

C’est sans doute le canal le moins analysé, car il ne se voit ni dans le carnet de commandes ni dans le chiffre d’affaires. Et surtout, la tendance s’est inversée en quelques années.

Le premier mandat d’Emmanuel Macron avait été marqué par une baisse progressive de la fiscalité des entreprises. Le taux normal d’impôt sur les sociétés est passé de 33,3% en 2017 à 25 % en 2022, auquel s’est ajoutée une réduction des impôts de production d’environ 10 milliards d’euros par an.

En cinq ans, le taux normal d’IS a donc baissé de plus de huit points. Cette évolution a soutenu les bénéfices des groupes français, en complément de leurs performances opérationnelles.

Depuis, le mouvement s’est inversé. La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, instaurée en 2025 puis reconduite en 2026, concerne les sociétés dépassant un milliard d’euros de chiffre d’affaires, avec un second palier à trois milliards. Pour les plus grandes, elle rapproche le taux d’imposition des bénéfices français de 35%. Environ 400 entreprises sont concernées, pour un rendement attendu de l’ordre de 7 à 8 milliards d’euros par an.

Pour les groupes concernés, cette surtaxe efface donc une grande partie du bénéfice des baisses précédentes sur leurs résultats imposables en France. Hermès permet de mesurer très concrètement cet impact. Son taux effectif d’imposition est passé de 32,5 % en 2018 à 27,8 % en 2023, avant de remonter à 33,4 % en 2025, notamment sous l’effet de cette contribution dite « exceptionnelle ».

Le groupe indique que, sans cette charge, son résultat net part du groupe aurait atteint 4,86 milliards d’euros, contre 4,52 milliards publiés, soit un surcoût d’environ 336 millions d’euros sur un seul exercice.

À un multiple de 32 fois les bénéfices, une telle charge représenterait plus de 10 milliards d’euros de valorisation si elle était considérée comme durable. C’est un ordre de grandeur théorique, mais il montre le poids que peut prendre la fiscalité, même pour une maison qui réalise moins de 10 % de ses ventes en France.

Le cas TotalEnergies

TotalEnergies occupe enfin une place à part dans ce débat, tant le groupe est régulièrement présenté par la classe politique comme le symbole des “superprofits”.

À chaque flambée du pétrole, les propositions de taxation exceptionnelle reviennent, notamment dans les programmes de formations susceptibles de peser dans la prochaine majorité. Et cela alors même que l’essentiel des bénéfices du groupe est réalisé hors de France.

Le sujet concerne aussi les centaines de milliers d’actionnaires particuliers qui détiennent le titre pour son dividende. Le relèvement du prélèvement forfaitaire unique (flat tax) a déjà réduit le rendement net perçu sur un compte-titres. Le PEA conserve un avantage fiscal, mais son régime pourrait lui aussi revenir dans les discussions.

Conclusion

En 2026, le CAC 40 est déjà à la peine face aux autres grands indices, et les prochains mois s’annoncent agités pour les valeurs françaises.

L’incertitude politique devrait durer jusqu’au second semestre 2027. D’ici là, les déclarations des candidats sur les autoroutes, les banques ou les prix des médicaments pourraient provoquer de fortes baisses sur certains titres. En parallèle, la remontée des taux devrait alourdir le coût de la dette pour l’État comme pour les entreprises. Et puis, la fiscalité reste également un point de vigilance, avec le risque que la contribution “exceptionnelle” sur les bénéfices soit prolongée.

Ces périodes de tension poussent le marché à mettre dans le même sac des entreprises très différentes. Certaines dépendent directement des décisions politiques françaises. D’autres réalisent l’essentiel de leur activité à l’étranger, mais subissent la même défiance parce qu’elles sont cotées à Paris.

Ce décalage peut offrir des occasions de renforcer des dossiers délaissés. Il faut toutefois rester sélectif, distinguer les risques réels du bruit électoral et privilégier les entreprises dont les avantages concurrentiels ne dépendent pas du prochain locataire de l’Élysée.

C’est tout pour cette newsletter.

Qu'en as tu pensé ?

Ca te prend moins d'une seconde et ça nous aide beaucoup

Si tu as des questions sur le Club, cette newsletter ou tout autre sujet, n’hésite pas à nous les poser. Nous y répondrons avec plaisir. Tu peux répondre à ce mail ou nous contacter directement à contact@bourseko.fr

Et si tu penses que cette newsletter pourrait plaire à une personne de ton entourage, transfère-lui directement cet email.

Passe une excellente journée et à bientôt dans la prochaine newsletter 😊

L’équipe Bourseko

Inscrivez-vous pour lire la suite

Cet article est réservé aux membres de notre newsletter. Inscrivez-vous gratuitement pour accéder au contenu complet.

Retour aux articles

Inscris-toi gratuitement pour accéder à ce contenu

Inscription 100% gratuite. Tu recevras un code par email pour confirmer ton compte.