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Intuitive Surgical : parier sur le futur de la chirurgie

Intuitive Surgical : parier sur le futur de la chirurgie

Intuitive Surgical : parier sur le futur de la chirurgie

#189 Notre analyse fondamentale d'Intuitive Surgical

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Q&A avec Xavier

De plus, comme chaque mois, Xavier a pu répondre aux questions des membres du Club Bourseko. Au programme de ce 13ème Q&A :

  1. Comment bien démarrer un portefeuille quand on débute

  2. Faut-il utiliser l’effet de levier avec un prêt étudiant à taux 0 ?

  3. ETF obligataires à échéance ou classiques ?

  4. Comment distinguer bruit de marché et vrai signal ?

  5. Les cycles économiques existent-ils vraiment ?

  6. Assurance-vie luxembourgeoise, vrai avantage ou marketing ?

  7. Options et produits dérivés, toujours spéculatifs ?

Pour découvrir ce format, vous pouvez trouver un extrait ci-dessous ⤵️ 

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Xavier, Loris & Abdallah

Intuitive Surgical : parier sur le futur de la chirurgie

Quand on évoque l’investissement dans la santé, les réflexes nous mènent naturellement vers les mastodontes de la pharmacie comme Eli Lilly, Novo Nordisk ou Sanofi. Cependant, le succès de ces entreprises dépend d’un nombre limité de médicaments dont les brevets finissent par expirer, générant des incertitudes et une visibilité réduite sur le long terme.

Chez Bourseko, on préfère les modèles qui échappent à cette “falaise des brevets”, comme IDEXX, Stryker, ou encore Intuitive Surgical, le sujet de cette newsletter. Cette dernière affiche d’ailleurs une performance boursière exceptionnelle de 23 % par an depuis plus de 25 ans.

Au programme de cette analyse fondamentale, nous revenons sur le modèle économique d’Intuitive, sa stratégie commerciale pour capitaliser sur l'essor de la chirurgie robotique, sans oublier ses avantages concurrentiels et les risques structurels à anticiper. Nous conclurons enfin avec un exercice de valorisation.

Avant de commencer, cette analyse a été co-écrite avec Vincent Leleu, membre du Club Bourseko et médecin anesthésiste-réanimateur. C’est la deuxième analyse réalisée ensemble après celle de Stryker, qui vous avait beaucoup plu. Sur un dossier aussi complexe, sa contribution a été essentielle pour aller au fond des sujets. Un grand merci à lui.

Allons-y ⤵️

Histoire

L'histoire d'Intuitive Surgical ne commence pas dans un hôpital, mais plutôt dans les bureaux de l'armée américaine. Dans les années 1980, le Stanford Research Institute (SRI), financé par la DARPA, imagine un système de téléprésence chirurgicale. L'idée est audacieuse. Il s'agit de permettre à un chirurgien, installé en sécurité dans une base, d'opérer un soldat blessé sur le champ de bataille via un robot télécommandé.

Si l'armée finit par mettre le projet en veille, le Dr Frederic Moll perçoit immédiatement le potentiel civil de cette technologie.

Dr Frederic Moll

Ce chirurgien tente d'abord de convaincre son employeur, le géant médical Guidant, d'investir dans cette idée. Face à leur refus, il décide de prendre les choses en main. En 1995, il s'associe à John Freund et Robert Younge pour racheter les brevets du SRI. Intuitive Surgical est née.

Le pari d'Intuitive est de remplacer les grandes incisions de la chirurgie ouverte par des gestes d'une précision millimétrique, contrôlés par ordinateur, réduisant ainsi les traumatismes, les saignements et le temps de récupération des patients.

Les premières années sont un véritable défi d'ingénierie. L'entreprise doit transformer un lourd prototype militaire en un outil fiable et ergonomique pour les blocs opératoires. Après avoir testé des bras articulés affectueusement nommés Lenny et Mona, les ingénieurs finalisent leur chef-d'œuvre. Ils le baptisent da Vinci, en hommage au célèbre génie de la Renaissance qui avait conçu l'un des tout premiers automates de l'histoire.

L'année 2000 marque un tournant décisif. Le système da Vinci devient le tout premier robot chirurgical autorisé par les autorités de régulation américaines (la FDA) pour la chirurgie laparoscopique générale. Fort de cette validation cruciale, Intuitive Surgical fait son entrée à la bourse du NASDAQ sous le symbole ISRG.

Cependant, au début des années 2000, une guerre des brevets féroce éclate avec son grand rival, Computer Motion, qui développe le système ZEUS. Au lieu de s'épuiser dans des batailles juridiques interminables, Intuitive Surgical réalise un coup de maître stratégique en 2003 en rachetant son concurrent. Cette fusion met fin aux litiges et, surtout, offre à Intuitive un monopole virtuel sur un marché naissant.

Dès lors, la croissance explose. Le robot da Vinci prouve sa supériorité absolue dans des opérations complexes comme la prostatectomie (l’opération qui consiste à retirer la prostate). Les chirurgiens l'adoptent ensuite massivement pour les chirurgies gynécologiques. Intuitive ne se repose pas sur ses lauriers et sort régulièrement de nouvelles générations de robots, toujours plus performants, tels que le S en 2006 et le Si en 2009.

À partir de 2014, face à un marché qui commence à mûrir, Intuitive Surgical entame sa phase de diversification. Le lancement de la plateforme da Vinci Xi ouvre la porte à des chirurgies générales encore plus complexes (comme la chirurgie colorectale ou bariatrique). L'entreprise repousse les limites de l'invasion minimale en 2018 avec le système SP (Single Port), capable d'insérer tous les outils chirurgicaux par une seule petite incision.

Enfin, loin de se limiter à la chirurgie pure, Intuitive s'attaque au diagnostic en 2019 avec la plateforme Ion, conçue pour naviguer dans les poumons et détecter le cancer avec une précision inédite.

Ce succès sur un marché qu’elle a créé a permis à l’entreprise d’atteindre une capitalisation de plus de 170 milliards de dollars au moment où nous écrivons ces lignes.

Préambule

Avant de rentrer dans la compréhension du business d’Intuitive, il est utile de revenir sur l’évolution de la chirurgie, qui s’est progressivement transformée pour arriver à la robotique.

Historiquement, pour intervenir efficacement, il faut voir et toucher. Le chirurgien réalise donc une large incision, ce qui lui offre une vision directe, un retour tactile complet et une liberté de mouvement totale. Pour lui, les conditions sont optimales. Mais pour le patient, le coût est élevé : traumatisme important, douleurs post-opératoires, risques d’infection et convalescence longue.

La deuxième phase débute dans les années 1990 avec l’essor de la chirurgie mini-invasive, ou cœlioscopie. Le principe consiste à intervenir à l’aide d’instruments fins insérés via de petites incisions, accompagnés d’une caméra. Pour le patient, les traumatismes sont réduits et la récupération est beaucoup plus rapide. En revanche, pour le chirurgien, l’expérience se dégrade nettement. Il opère en regardant un écran en deux dimensions, perd la perception de profondeur, manipule des instruments rigides et doit composer avec un effet contre-intuitif qui rend les gestes plus complexes et fatigants.

C’est précisément pour résoudre cette tension qu’émerge la troisième phase, la chirurgie robotique. C’est là qu’Intuitive Surgical change les règles du jeu. Avec son système da Vinci, l’entreprise ne remplace pas le chirurgien, mais s’intercale entre lui et le patient pour amplifier ses capacités. L’objectif est de conserver les bénéfices de la chirurgie mini-invasive pour le patient, tout en redonnant au chirurgien le confort et la précision de la chirurgie ouverte.

Concrètement, le chirurgien opère depuis une console, assis, avec une vision 3D immersive et haute définition du champ opératoire. Ses mouvements sont transmis en temps réel à des bras robotisés positionnés au-dessus du patient.

Ainsi, en supprimant les limitations physiques humaines, la robotique nivelle la qualité des interventions par le haut. Les résultats deviennent moins dépendants de la fatigue ou de la dextérité innée d'un chirurgien.

Business model

Passons maintenant au modèle économique de l’entreprise américaine, qui s’articule autour de 3 activités :

  1. La vente de systèmes : au cœur de l’offre, on retrouve les robots da Vinci et Ion. Ce sont des investissements lourds pour les établissements de santé, qui servent de porte d’entrée dans l’écosystème.

  2. Les instruments et accessoires : c’est là que se joue l’essentiel de la rentabilité. Sur un modèle “rasoir-lame”, Intuitive Surgical installe la machine, puis capte la valeur à chaque intervention via des instruments propriétaires indispensables à l’utilisation du robot.

  3. Les services : enfin, la complexité de ces systèmes impose des contrats de maintenance et de support, auxquels s’ajoutent des services logiciels de plus en plus structurants dans l’offre.

La vente de systèmes

Le socle du modèle repose sur le déploiement physique des robots dans les hôpitaux. En 2025, Intuitive Surgical a réalisé un chiffre d’affaires de 2,5 milliards sur cette activité, soit une croissance de plus de 13% par an depuis 2016.

Pour donner un ordre de grandeur, Intuitive Surgical a placé 1 915 systèmes sur la période, ce qui implique un prix moyen théorique autour de 1,3 million de dollars par machine. Dans la réalité, on est plutôt sur une fourchette comprise entre 1,5 et 2,5 millions de dollars selon les configurations.

Or, à ce niveau de prix, on ne parle plus d’un simple achat d’équipement médical. Pour un hôpital, c’est une décision d’investissement lourde, étalée sur plusieurs années, avec des validations budgétaires multiples. Autrement dit, un frein naturel à l’adoption.

Pendant longtemps, cette contrainte constituait un plafond de verre pour la croissance du groupe. Pour le dépasser, Intuitive a progressivement fait évoluer son modèle vers une solution plus flexible : le leasing.

Ce basculement a profondément changé la dynamique commerciale. Et surtout, il a pris une ampleur rapide. Là où ces revenus ne représentaient que 17 millions $ en 2016, ils atteignent aujourd’hui environ 874 millions $ en 2025, soit près de 35% du chiffre d’affaires de la division, avec une croissance annualisée supérieure à 50%.

Point important, Intuitive Surgical propose deux formes de leasing. Dans les deux cas, l’hôpital ne paie pas le robot en une seule fois, mais le loue. La différence se joue dans la manière dont le paiement est structuré.

Le premier modèle est la location à paiement fixe.

C’est un schéma assez classique, proche d’un abonnement. L’hôpital paie un montant stable, chaque mois ou chaque année, indépendamment de l’utilisation du robot. Qu’il réalise 10 ou 200 interventions, la facture reste la même. Ce modèle est particulièrement adapté aux gros centres hospitaliers car plus le robot est utilisé, plus le coût unitaire par chirurgie baisse, ce qui améliore fortement la rentabilité du système.

Le second modèle est la location à l’usage.

Ici, on passe à une logique de paiement à l’acte. La facture dépend directement du nombre de chirurgies réalisées. Si le robot tourne beaucoup, la charge augmente. À l’inverse, en période de faible activité, la facture diminue, même si un minimum est généralement garanti. C’est un modèle plus flexible, pensé pour les hôpitaux plus petits ou ceux qui démarrent leur programme de chirurgie robotique, car il réduit la barrière financière à l’entrée.

Depuis la pandémie, le leasing a largement pris le dessus sur la vente directe. En 2025, les ventes pures ne représentent plus qu’environ 12% des placements de systèmes da Vinci.

Globalement, on observe une légère préférence pour la location à l’usage, qui représente environ 50% des placements en 2025, contre 38% pour la location à paiement fixe, avec un pic à 58% en 2024. Bien sûr, ces chiffres sont assez changeants d’une année à l’autre, mais ils permettent de dégager une tendance.

Cette stratégie de leasing a joué un rôle clé dans l’accélération de la base installée de systèmes da Vinci dans le monde. Et c’est un point central du modèle, car c’est cette base installée qui alimente ensuite les revenus récurrents via les consommables et les contrats de maintenance.

À la fin de l'année 2016, la base installée mondiale de systèmes da Vinci s'élevait à 3 919 unités. Neuf ans plus tard, en décembre 2025, ce parc a quasiment triplé pour atteindre 11 106 systèmes en activité.

Cette croissance s’accélère au fil du temps. En 2016, l’entreprise installait 537 nouveaux systèmes. En 2021, elle franchissait le cap des 1 000 avec 1 347 placements. Et en 2025, elle atteint un record historique avec 1 721 nouveaux systèmes installés en un an. Concrètement, cela représente aujourd’hui près de cinq robots chirurgicaux déployés chaque jour dans le monde.

Pour soutenir ce rythme, le leasing est un levier important d’accès au marché, mais il ne suffit pas à lui seul. Comme pour tout produit technologique, le renouvellement des générations de machines est essentiel. On retrouve ici une logique proche de celle d’un cycle d’innovation type iPhone où chaque nouvelle génération doit apporter suffisamment de valeur pour justifier la montée en gamme et maintenir l’attractivité de la plateforme.

Ainsi, l’offre d’Intuitive Surgical est structurée en trois typologies de systèmes.

D’abord, les systèmes multi-ports, avec le da Vinci Xi et le da Vinci 5. C’est le cœur historique de l’activité. Longtemps porté par le Xi, ce segment est aujourd’hui relancé par l’arrivée du da Vinci 5 (dV5) en 2024, qui marque une nouvelle étape dans l’évolution de la plateforme.

Da Vinci 5

Pour accélérer ce renouvellement, Intuitive Surgical s’appuie sur des programmes de reprise assez agressifs. Concrètement, un hôpital peut céder son ancien système (souvent un da Vinci Si ou un Xi de première génération) avec une décote pour financer l’achat du nouveau dV5. Ce mécanisme permet de soutenir les volumes de ventes et limite l’émergence d’un marché de seconde main qui pourrait cannibaliser le neuf.

Puis, on retrouve le système Single-Port (da Vinci SP). 

Avec le da Vinci SP, Intuitive repousse les frontières de l'invasion minimale. Ici, une seule ouverture d'environ 2,5 centimètres (la taille d'une pièce de monnaie) suffit. À travers cet unique orifice de la taille d'un doigt passent une caméra 3D haute définition et trois instruments articulés distincts.

Da Vinci SP

Au-delà de l'exploit d'ingénierie, le SP offre un avantage clinique décisif pour accéder à des zones anatomiques extrêmement exiguës (chirurgies complexes de la tête, du cou, ou urologiques profondes).

De plus, le SP répond aussi à une très forte demande patient pour des interventions avec une cicatrice unique. C'est un puissant vecteur d'adoption dans certains marchés asiatiques, culturellement très sensibles à l’aspect esthétique.

La vente de systèmes SP reste aujourd’hui quand même très limitée mais le prix moyen est plus élevé (2,3 à 2,5 millions de dollars) et permet à Intuitive Surgical de montrer qu’il est toujours en avance technologiquement.

Enfin, Intuitive Surgical s’attaque au diagnostic avec le système Ion.

Comment ça marche concrètement ? Pour diagnostiquer un cancer du poumon, les médecins doivent prélever un petit bout de tissu (une biopsie) sur une tache suspecte (un nodule).

Historiquement, l'hôpital faisait face à un dilemme majeur. Soit le médecin passait par les voies naturelles avec une caméra (la bronchoscopie standard), ce qui est très sûr pour le patient, mais souvent inefficace car les instruments conventionnels sont trop rigides pour atteindre les nodules cachés au fond des fines ramifications pulmonaires. Soit il plantait une longue aiguille directement à travers la poitrine (la biopsie), ce qui est très précis mais très risqué, avec de fortes chances (15 à 25%) de provoquer des complications (pneumothorax).

Le système Ion veut résoudre cette équation. Il s'agit d'un cathéter robotisé ultra-flexible, piloté par ordinateur. Telle une petite sonde intelligente, il navigue à travers les voies respiratoires naturelles pour atteindre la périphérie extrême du poumon. Il offre ainsi la précision chirurgicale de l'aiguille avec la sécurité de l'approche naturelle.

Système Ion

L'adoption par les hôpitaux est très rapide. Lancé avec à peine 10 placements en 2019, le système a vu ses ventes exploser pour atteindre 271 placements en 2024, avant de se stabiliser autour de 195 en 2025 (environ la moitié en leasing). La croissance des procédures Ion aux Etats-Unis est très élevée (+52 % sur les derniers trimestres).

Enfin, Intuitive Surgical facture aussi des “add-ons”, l’équivalent des options dans l’automobile. L’un des plus répandus est la double console. Dans les centres hospitalo-universitaires, elle permet de relier une deuxième station de commande au robot principal, afin que deux chirurgiens puissent travailler ensemble, notamment dans un contexte de formation.

Instruments & Accessoires

Le véritable trésor de guerre d'Intuitive Surgical se situe ici. Près de 61 % du chiffre d'affaires global de l'entreprise provient de la vente des instruments et accessoires facturés à chaque opération. Entre 2016 et 2025, le chiffre d’affaires est passé de 1,4 milliard à 6 milliards $, soit une croissance annualisée de 17,6% par an.

Pour réaliser l'une des 3,2 millions de procédures effectuées annuellement dans le monde sur des systèmes da Vinci, le chirurgien a impérativement besoin d'une panoplie d'instruments spécifiques baptisés EndoWrist : des pinces, des ciseaux, des porte-aiguilles ou des agrafeuses. Ces outils sont strictement propriétaires et impossibles à substituer par du matériel standard.

C’est ici qu’intervient un élément central, mais assez controversé, du modèle d’Intuitive Surgical : le verrouillage électronique des instruments.

Chaque outil est équipé d’une puce RFID qui enregistre le nombre d’utilisations. À chaque intervention, le système incrémente ce compteur jusqu’à une limite généralement fixée autour de 10 usages. Une fois ce seuil atteint, l’instrument est automatiquement bloqué par le robot, même s’il semble encore parfaitement fonctionnel.

Officiellement, ce mécanisme est justifié par des impératifs de sécurité et de stérilité. Mais dans la pratique, il organise surtout un renouvellement régulier des consommables, qui constitue le cœur de la rentabilité du modèle. C’est ce qui permet à Intuitive de maintenir des marges brutes très élevées sur cette activité, souvent supérieures à 70%.

Jusqu'à récemment, cette activité semblait inattaquable. Mais en août 2024, la société Restore Robotics a obtenu l'approbation de la FDA pour reconditionner et revendre les ciseaux du système da Vinci Xi, l'outil le plus répandu du parc. En certifiant cet outil recyclé comme “substantiellement équivalent” au neuf, la FDA a attaqué la poule aux oeufs d’or d'Intuitive. Dès octobre 2025, Restore Robotics approvisionnait déjà plus de 300 hôpitaux américains avec des tarifs 30 à 50 % inférieurs.

La riposte d'Intuitive pour protéger sa rente a été technologique. Les instruments de sa nouvelle plateforme, le da Vinci 5, n'embarquent plus de simples puces RFID, mais intègrent des capteurs de force complexes et une cryptographie logicielle avancée, rendant le reconditionnement par un tiers techniquement et économiquement quasi impossible. Intuitive est donc engagée dans une course contre la montre pour forcer la migration de son parc vers le dV5.

Services

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Loris & Abdallah

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