Bourseko Logo

Le boom à venir du marché de la musique

Le boom à venir du marché de la musique

Le boom à venir du marché de la musique

#141 Et les 4 valeurs qu'on privilégie dans le secteur (dont 2 éligibles au PEA)

Hello,

Avant de commencer, nous espérons que tout va bien de ton côté. Nous sommes heureux de te retrouver pour cette édition #141 de la Bourseko | Newsletter ! Nous sommes 15 665 abonnés. Bienvenue aux nouveaux et merci à tous pour votre confiance !

Si on t’a transféré cette édition et que tu souhaites recevoir les prochaines newsletter, c’est ici 😊

📣 Communication

Avant de commencer, si tu veux aller plus loin, tu peux t’abonner au Club Bourseko. Pour rappel, voici ce qu’on propose au sein du Club :

  • Un espace d’échange entre +500 investisseurs pour s’entraider, progresser et partager ses investissements

  • Des analyses fondamentales sur des actions de qualité 2x par mois

  • Le suivi trimestriel des résultats de plus de 70 actions que nous surveillons

  • Des sessions de Questions/Réponses avec Xavier 1 fois par mois

  • Notre watchlist d’actions mensuelle, directement dans ta boîte mail chaque 1er du mois.

  • Des événements physiques réservés aux membres

  • Et bien d’autres choses…

Le boom à venir du marché de la musique

Le 30 septembre dernier, coup de tonnerre dans le monde de la musique : Daniel Ek, cofondateur et PDG de Spotify, a annoncé qu’il quitterait ses fonctions opérationnelles à la fin de l’année.

Daniel Ek

Cette annonce a été l’occasion pour nous de nous (re)pencher sur Spotify, une entreprise qui, depuis sa fondation en 2006, a bouleversé une industrie que beaucoup pensaient condamnée.

En effet, au début des années 2010, la musique enregistrée semblait vouée au déclin, minée par le piratage et la chute des ventes physiques. Aujourd’hui, elle affiche une santé éclatante et un potentiel de croissance envié par bien d’autres secteurs.

Dans cette newsletter, nous revenons sur la transformation profonde qu’a connue l’industrie musicale, sur ses perspectives pour la prochaine décennie, ainsi que sur les menaces et opportunités liées à l’essor de l’intelligence artificielle.

Nous terminerons par une sélection de 4 entreprises que nous apprécions dans le secteur (dont 2 éligibles au PEA). Sans surprise, Spotify en fait partie.

2014 - 2024 : la décennie du renouveau pour l’industrie musicale

Selon le Global Music Report 2025 publié par la Fédération Internationale de l’Industrie Phonographique (IFPI), le marché mondial a connu sa 10ème année consécutive de croissance. Un cap hautement symbolique pour un secteur qui, il y a encore quinze ans, semblait condamné. Ce renouvellement illustre la réussite d’une mutation radicale, celle d’une industrie qui a su passer d’un modèle fondé sur la possession à un modèle fondé sur l’accès.

Revenons rapidement sur cette transition

Au début des années 2010, l’industrie de la musique touche le fond. Les ventes de CD s’effondrent, les téléchargements illégaux explosent et les ventes numériques ne suffisent pas à compenser les pertes (par exemple, sur iTunes). La musique, autrefois bien rare, est devenue un bien gratuit.

L’industrie semblait à court de solutions. Puis une idée simple a tout changé : donner accès à tout, partout, tout le temps.

Avec l’émergence de Spotify, Apple Music ou Deezer, le streaming par abonnement a résolu le dilemme du consommateur moderne : pourquoi pirater quand on peut accéder légalement à un catalogue mondial pour une dizaine d’euros par mois ?

Ce nouveau modèle a restauré la valeur de la musique, tout en introduisant une logique de revenus récurrents, une première dans l’histoire du secteur. Comme les opérateurs télécoms, les plateformes musicales ont transformé un achat ponctuel en une relation durable avec leurs utilisateurs.

Dix ans plus tard, le streaming est devenu l’épine dorsale de l’industrie. En 2024, il représente 69% des revenus mondiaux, soit 20,4 milliards de $. Mais la dynamique la plus marquante vient du streaming payant (+9,5% en 2024). Pour la première fois, il pèse plus de la moitié (51,2%) des revenus de la musique enregistrée.

À l’inverse, le streaming gratuit financé par la publicité montre ses limites. Sa croissance n’a été que de 1,2% en 2024, freinée par la contraction des budgets marketing et la volonté des labels d’encourager la migration vers le payant.

Ainsi, après avoir connu une longue décennie de crise profonde entre 2000-2014, le marché mondial de la musique enregistrée a retrouvé un second souffle. Depuis le point bas de 2014, la croissance annuelle moyenne du secteur a atteint 8,7% par an.

En 2024, le chiffre d’affaires mondial a atteint 29,6 milliards $, en progression de 4,8% sur un an. Une croissance plus mesurée que lors des premières années du streaming, mais désormais perçue comme le signe d’une maturité saine.

Les autres formes de monétisation ne sont pas en reste

Si le numérique domine sans partage, il n’a pas effacé les autres formats. Les ventes physiques ont reculé de 3,1% en 2024, une normalisation après une année 2023 exceptionnelle. Mais un phénomène intrigue, celui du vinyle. Loin d’être un vestige, il enregistre sa 18e année consécutive de croissance (+4,6%).

Par ailleurs, les droits voisins, c’est-à-dire les redevances issues de la diffusion en public ou à la radio, progressent également (+5,9%), confirmant la robustesse de ces revenus annexes, qui continuent de valoriser la propriété intellectuelle musicale bien au-delà du streaming.

Le déplacement du centre de gravité mondial

La deuxième transformation majeure est géographique. Pendant longtemps, l’industrie musicale était concentrée autour de trois pôles : l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. Mais depuis quelques années, le centre de gravité se déplace.

En 2024, toutes les régions ont contribué à la croissance, mais trois zones se distinguent par des progressions à deux chiffres : le Moyen-Orient et Afrique du Nord, l’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine.

Ces chiffres illustrent une tendance profonde, celle de la mondialisation des modes de consommation musicales en raison de la démocratisation des smartphones et le développement des moyens de paiement digitaux.

Le Mexique, qui intègre le top 10 des marchés mondiaux en 2024, symbolise parfaitement ce basculement.

Comment le marché va doubler de taille d’ici 2035

Dix ans après sa renaissance grâce au streaming, le marché de la musique n’a pas encore atteint sa maturité et s’apprête à connaître une nouvelle décennie de forte croissance. Selon ce rapport de Goldman Sachs, les revenus mondiaux pourraient atteindre près de 200 milliards de dollars d’ici 2035.

Autrement dit, le marché pourrait presque doubler de taille en une décennie.

Tailleur du marché mondial de la musique - Source : Goldman Sachs

⚡️ A NOTER

Le périmètre de marché n’est pas le même entre l’étude de l’IFPI et le rapport de Goldman Sachs.

L’IFPI se concentre uniquement sur le marché de la musique enregistrée, alors que Goldman Sachs s’intéresse à l’ensemble de l’industrie musicale, qui inclut la musique enregistrée mais aussi les concerts, l’édition et d’autres segments.

Du volume à la valeur : la nouvelle ère du streaming

La première révolution du streaming reposait sur la conquête de masse. Spotify, Apple Music ou Deezer ont transformé des millions d’anciens pirates en abonnés payants, redonnant vie à un secteur qui semblait moribond.

Aujourd’hui, dans les marchés matures, la croissance du nombre d’abonnés ralentit. Le levier principal n’est plus l’expansion, mais une meilleure monétisation des utilisateurs.

Croissance annuel du nombre d’abonnés payants - Source : Goldman Sachs

En effet, pendant longtemps, les prix des abonnements ont été maintenus artificiellement bas pour favoriser l’adoption. Cette phase est désormais terminée. Les plateformes disposent désormais d’un pricing power solide.

Cette stratégie est renforcée par une montée en gamme de l’offre permettant à la fois d’augmenter la dépense par utilisateur et de renforcer la fidélité (formules Hi-Fi, bundles combinant musique, livres audio ou podcasts exclusifs…)

À titre de comparaison, le streaming vidéo a vu ses prix augmenter en moyenne de 15% tous les deux ans. Le streaming musical, lui, est resté relativement stable pendant la dernière décennie.

Ainsi, aux États-Unis, un ménage paye en moyenne 69 $ par mois pour le streaming vidéo, contre seulement 14 $ pour le streaming musical. Ce décalage illustre le potentiel de valorisation encore inexploité sur ce marché.

La pénétration du streaming dans les pays émergents

De plus, si la croissance du streaming musical ralentit dans les marchés matures, le véritable réservoir de croissance se trouve désormais dans les marchés émergents.

En 2024, le taux de pénétration du streaming dans ces régions n’était que de 8%, selon Goldman Sachs, contre près de 40% dans les marchés développés. L’écart illustre l’ampleur du potentiel encore inexploité. La banque américaine estime que cette pénétration pourrait atteindre 14% d’ici 2035, soit des dizaines de millions de nouveaux utilisateurs à convertir.

Pénétration du streaming par type de marché - Source : Goldman Sachs

Ces marchés présentent toutefois des caractéristiques économiques distinctes, notamment une forte sensibilité au prix et un pouvoir d’achat plus faible. Les plateformes doivent donc adapter leur modèle (formules à bas coût, abonnements familiaux, partenariats avec les opérateurs télécoms ou offres financées par la publicité) pour transformer les auditeurs gratuits en abonnés payants.

Malgré ces défis, la dynamique est déjà à l’œuvre. En 2024, 60% des nouveaux abonnés mondiaux provenaient des marchés émergents.

Inscrivez-vous pour lire la suite

Cet article est réservé aux membres de notre newsletter. Inscrivez-vous gratuitement pour accéder au contenu complet.

Retour aux articles

Inscris-toi gratuitement pour accéder à ce contenu

Inscription 100% gratuite. Tu recevras un code par email pour confirmer ton compte.